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Bactéries et gazole - Journal FF3C N°341 - décembre 2007
30 décembre 2007
Bien que le problème de bactéries existe depuis de nombreuses années déJà; de plus en plus d'entreprises font état d'immobilisation de véhicules depuis le début 2007.
Après enquête auprès des pétroliers et des constructeurs, il apparaît qu'il n'y a pas de solution pérenne. Seul un travail préventif permettra d'éviter les pannes en espérant que la technologie puisse, à l'avenir, pallier le problème.
Pour différentes raisons (condensation de l'eau contenue dans l'air, étanchéité des cuves, entrées d'air par les évents, etc.) de l'eau peut se retrouver dans le gazole et c'est dans cette eau que se développent les bactéries. Du fait de la différence de densité de l’eau et du gazole, l'eau migre en fond de cuve, sous le carburant.
Dans les dépôts (hors sol) de carburant des pétroliers, une purge permanente en bas de cuve permet de contrôler:ta présence d'eau et de l'évacuer le cas échéant.
Pour les entreprises qui disposent d'un stockage privé en cuve (le plus souvent enterré), certaines "règles de l’art" doivent être respectées et des contrôles réguliers doivent être effectués. De la même façon. il est important de contrôler régulièrement l’état du réservoir et du circuit de distribution des véhicules..
Conseils pour lutter efficacement contre la présence d'eau dans les stockages de carburant.
Pour contrer ces difficultés, des actions préventives et curatives existent.
Elles peuvent être mises en place, dès à présent, au niveau des stockages de carburant.
Actions à titre préventif des cuves
• Eviter la proximité des évacuations des eaux de pluie ou de lavage avec les trous d'homme et puits de jauge. • Faire attention à l'orientation des évents de ''respiration'' : ne pas les placer face aux vents dominants
• Diminuer, autant que possible, le volume non rempli en cuve pour limiter le volume d'air au-dessus du carburant. En effet, moins d'air signifie moins d'humidité et donc moins de germes potentiels.
• Contrôler régulièrement (une fois par mois) l'éventuelle apparition d'eau en fond de cuve avec une pâte réactive à l'eau, appelée pâte à eau, que l'on enduit sur la jauge de mesure des stocks.
En cas de présence d'eau, la couleur change.
Dans ce cas, et si la marque sur la jauge est supérieure à 1 cm, la distribution doit être arrêtée.
• Faire nettoyer la cuve à titre préventif une fois tous les trois ans.
• Un traitement régulier, par un bactéricide adapté, peut diminuer le risque. LA PATE A EAU Il faut vérifier le fond de cuve avec une « pâte à eau ». Des sociétés spécialisées sont capables de récupérer le fond de cuve s’il est souillé. Le gazole étant plus léger que l’eau, il faut aller pomper l’eau (éventuellement souillée) en dessous du gazole. Le nettoyage des cuves dans les entreprises est nécessaire. Mode d'emploi pour la détection de la présence éventuelle d'eau et de son niveau exact dans le fond des cuves
• Appliquer une petite quantité de pâte à eau sur la jauge et l'étendre en appuyant pour obtenir un enduit très mince et uniforme.
• Immerger le plomb de sonde et le descendre jusqu'au fond du réservoir où le contact effectué sans heurt sera maintenu quelques instants
• Remonter la Jauge
• Si la pâte s'est trouvée en présence d'eau durant son immersion, une décoloration très nette de la partie hydratée (qu! vire au blanc légèrement violet) mesure l'épaisseur de la couche aqueuse. Actions à titre curatif des cuves
• Dès l'apparition d'eau (1 centimètre en fond maximum), il faut faire évacuer ce pied d'eau par une société habilitée et agréée
• Faire contrôler l'étanchéité des tuyauteries, trous d'homme et puits de jauges, par une société habilitée et agréée
• Si le niveau est élevé et s'il s'accompagne d'uns présence importante de bactéries, Il est nécessaire de faire procéder au nettoyage/désinfection de la cuve par un prestataire habileté et agréé.
Dans ce cas, les réservoirs des campons doivent être également traités avec un biocide.
• Le traitement des cuves de stockage des transporteurs routiers permet de prévenir les risques de corrosion et de dissoudre les impuretés et les traces d'eau présentes dans les cuves.
Conseils pour lutter efficacement contre la présence de bactéries au niveau des véhicules
Les nouvelles technologies moteurs imposent, au niveau des injecteurs, un carburant de plus en plus pur. De ce fait, les filtres sont devenus très performants et exigent, eux aussi, un gazole avec un minimum d'impuretés. La lutte contre les bactéries devient donc essentielle pour garantir aux entreprises de transport un outil de production fiable. Actions à titre préventif sur les camions
• Faire le plein avant les arrêts prolongés pour limiter les risques de condensation.
• Contrôler les cannes d'aspiration afin d'évaluer le niveau de contamination bactérienne et nettoyer ou changer les tamis si nécessaire.
• Contrôler visuellement, à l'aide d'une torche électrique, la clarté du combustible et les Impuretés éventuelles en suspension.
Actions à titre curatif sur les camions Si au cours de la maintenance régulière.. on constate un début de contamination bactérienne :
• Extraire du fond du réservoir la masse des bactéries.
• Utiliser un additif anti bactérien qui empêche le retour de la formation de bactéries en suivant les recommandations du fabricant et du motoriste.
• Changer les filtres et pré filtres gazole.
Ces opérations doivent être effectuées par un personnel formé.
Dans le cas d'une contamination bactérienne importante (forte corrosion du réservoir, tamis de la canne d'aspiration bouché, pannes) :
• Démonter le réservoir et. le nettoyer à l'eau chaude (70°C) à haute pression, en insistant sur les soudures des raidisseurs et les parties peu accessibles.
• Ne pas utiliser de solvant.
• Suivre la procédure de traitement préventif des camions.
Ces opérations doivent être effectuées par un personnel formé et habilité.
Le texte complet est disponible dans son intégralité ci-dessous :

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